Gang des Introvertis

Vous avez un.e enfant introverti.e ? 20 choses à savoir pour en faire un.e adulte heureux.se

Il y a 10 mois

Vous avez un.e petit.e introverti.e à la maison et vous ne savez pas comment vous comporter avec lui/elle ? Pas de panique, voici 20 phrases pour rassurer votre enfant et en faire un.e adulte heureux.se. 

On a tous.te.s été des enfants, on sait ce que c’est. On comprend surtout qu’il n’est pas facile de faire partie intégrante de la société, qu’il faut dépenser beaucoup d’énergie pour être accepté.e. Et les hostilités commencent dès l’âge de trois ans, lorsqu’il faut aller à l’école. 

On sait à quel point les autres peuvent déjà faire preuve de cruauté et ce dès leur plus jeune âge. On aussi sait à quel point l’éducation peut jouer un moteur dans notre conception du bien ou du mal, et le fait est que l’on apprend bien trop tôt à certain.e.s l’art si peu subtil de la moquerie décomplexée.

On sait aussi que tou.te.s les enfants ne sont pas les mêmes. Il y en a qui vont vite se faire des ami.e.s, jouer et crier joyeusement, tandis que d’autres vont se mettre en retrait et observer avant d’agir. Je parle de nous, introverti.e.s. 

Et l’école, c’est l’avant-goût de ce qui nous attend plus tard. C’est ici que l’on croise pour la première fois les chemins de nos futur.e.s collègues de travail, celui de ces aîné.e.s qui nous sermonneront jusqu’à la mort et que l’on expérimente trop vite tout ce brouhaha constant qui ne nous quittera plus jamais. On quitte le cocon. On s’y fait. C’est dur. On survit. Et on s’arme. Et parfois, s’armer nécessite de recréer un nouveau cocon. 

La petite introvertie qui sommeille en moi a toujours rêvé d’entendre certaines phrases pour être rassurée. Elle voulait désespérément qu’on lui dise qu’elle était normale et qu’elle n’avait pas à s’inquiéter autant.

Éduquez vos enfants à la bienveillance et surtout, ne laissez planer aucun doute sur l’importance et la richesse de leur personne. Surtout, dites-leur tout. Iels sont sensibles à ce que vous dites, alors dites-leur les choses pour la construction de leur personnalité et pour la maintenance de fondations stables. L’enfance joue un rôle majeur dans la construction d’une personnalité.

1. Votre enfant a besoin de solitude ? Acceptez-le.

Si vous avez un.e enfant introverti.e, il n’est pas rare de le/la voir s’isoler. Sachez que c’est un trait inhérent à sa personnalité : votre enfant a besoin d’être seul.e de temps en temps, c’est comme ça. Cela lui permet de recharger ses batteries et de s’évader dans un monde dans lequel iel se sent bien, dans lequel iel peut s’exprimer. 

Car oui, c’est aussi une manière pour lui/elle de se créer un univers et de faire parler son imaginaire, d’apprivoiser toute sa créativité également. Ça peut être déterminant pour la suite. Petite, mes moments de solitude ont joué un rôle important dans la construction de mon intérieur. Je ne sais pas comment j’aurais évolué si je n’avais pas eu ces plages de solitude, rien qu’à moi, où je pouvais être qui je voulais être.

N’enlevez pas ça à votre enfant, c’est une source de bonheur inépuisable à ses yeux. Aussi, ne le/la forcez pas à se faire des ami.e.s, laissez faire les choses toutes seules. Si vous lui forcez la main, vous lui faites comprendre d’une certaine façon qu’iel doit vivre pour les autres et non suivre ses envies. Et vous ne voulez pas que 20 ans plus tard, iel se dise « Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Je n’ai jamais voulu ça ! » 

2. Respectez son désir de s’évader, de s’échapper dans son imaginaire de temps en temps.

Comme je l’ai dit juste avant, votre enfant s’isole souvent dans le but de s’échapper dans son monde imaginaire. C’est normal, c’est une façon de se construire. Cette particularité lui permet de mettre à profit toute sa créativité : c’est une façon pour lui/elle de s’exprimer à sa façon et ça peut donner des résultats étonnants si vous lui laissez toute la liberté d’être lui/elle-même. 

Ne vous moquez pas de ses créations, de ses dessins, de sa grosse cabane faite avec ses draps, de son temps passé seul.e en règle générale. C’est un moteur dans sa vie. Ne lui enlevez pas ça et respectez-le/la. Vous moquer reviendrait à vous moquer de lui/elle personnellement et ça peut être humiliant.

3. Votre enfant possède une imagination débordante ? Encouragez-la/le à mettre en application cette créativité débordante. Offrez-lui des livres, de quoi peindre ou écrire ou un instrument de musique.

Comme votre enfant a beaucoup d’imagination, vous pouvez l’encourager à créer de nouvelles choses en lui faisant vivre de nouvelles expériences sensorielles et intellectuelles. 

Vous pouvez lui offrir des livres, l’emmener dans un musée ou à un concert, lui offrir un instrument de musique ou de quoi écrire ou dessiner, lui faire écouter de la musique, lui parler des choses que vous aimez. C’est une façon de nourrir significativement son intérieur et de lui apporter de l’inspiration, vous pouvez être sûr.e que ce que vous lui montrerez le/la marquera, quoi qu’il arrive. 

Vous pensez faire peu, mais en réalité, l’impact est énorme : en général, iel s’en souviendra toute sa vie. À votre avis, pourquoi certains morceaux, certaines odeurs ou certains épisodes sans importance à la base nous marquent à vie et nous “rappellent notre jeunesse” avec autant de netteté ? Pourquoi on aime tant faire une chose plutôt qu’une autre ? Pourquoi on se surprend à sourire quand on regarde de nouveau ce film qui a bercé notre enfance ? Parce que tout cela nous renvoie à là où tout a commencé.

4. Faites des activités ensemble, rentrez dans son monde, sans jugement.

Vous pouvez également vous joindre à votre enfant pour partager ces moments, s’iel est réceptif.ve, bien entendu. Si vous prenez le temps de vous intéresser à ce qu’iel fait de son temps seul.e, vous pouvez être sûr.e que votre enfant finira de toute façon par s’ouvrir à vous et que vous en sortirez édifié.e. 

Rentrer dans son monde, c’est le meilleur moyen de comprendre votre enfant et de vous rapprocher de lui/elle. Si en plus iel voit que ça vous intéresse, vous allez sans aucun doute tisser des liens très forts qui peuvent rester à vie. Et votre enfant comprendra aussi que ses activités ont de la valeur et de l’impact, et c’est très important pour la suite de son apprentissage.

5. Soyez patient.e avec votre enfant.

Gardez ce point à l’esprit : ne le/la brusquez jamais, pour rien. Attendez, mais ne précipitez rien. Dans le cas inverse, c’est un coup à faire naître en lui/elle des angoisses qui perdureront toute sa vie. Chacun va à son rythme, si votre enfant a des difficultés pour faire quelque chose, allez-y par étapes, et ne le/la jugez pas sur sa manière de fonctionner.

Prendre plus de temps pour réaliser quelque chose ou pour réfléchir à une réponse ne signifie pas que votre enfant est plus ou moins intelligent.e : il fonctionne juste différemment, peut-être avec plus de prudence, c’est tout. Dans cette société de la performance où nous devons à chaque fois fournir une réponse claire, concise rapidement et souvent sans réfléchir, prendre le temps s’avère être une véritable qualité. Observer son environnement et mesurer ses futures réponses ne peut apporter que du positif autour de nous.

6. Ne forcez pas votre enfant à être une personne qui ne lui ressemble pas.

C’est une erreur que j’ai souvent pu constater dans ma vie de la part de parents. Je discute avec une copine qui me dit que sa mère lui impose « une fête d’anniversaire », alors qu’elle n’en a pas envie. Finalement, elle accepte pour « faire plaisir à maman » qui veut qu’elle soit à tout prix entourée d’autres enfants pour « mieux se construire ». Cet épisode, je m’en souviens encore. Cette fille a dû intégrer que son bien-être et ses véritables envies n’avaient que peu d’importance et qu’il fallait qu’elle laisse vite son « faux-self » prendre le contrôle de sa vie au détriment de ce qui est le plus authentique chez elle. 

Le faux-self, c’est la personnalité de camouflage, la personnalité « que l’on contrôle », celle que l’on intègre à notre éducation pour « parfaire notre image extérieure ». Notre faux-self n’est en aucun cas notre réalité. Et bien vite, si on ne l’enlève pas de temps en temps, on finit par étouffer et à devenir étranger.e à soi-même. 

Oui, exactement comme cette collègue de travail qui prend une voix d’enfant pour attendrir son monde et qui fait la tournée des bureaux toute la journée pour booster sa popularité. Vous croyez qu’elle est réellement comme ça et qu’elle garde toujours sa petite voix innocente une fois chez elle, devant son miroir ?

Ici, c’est pareil. Si les camarades de classe de votre enfant vont plus facilement vers les autres, c’est leur problème. Tant mieux si ça fonctionne, c’est leur nature. Mais il se trouve que votre enfant est un peu plus réservé.e. Et c’est sa nature aussi. C’est ainsi qu’iel est, vous ne pouvez pas changer ni contrôler ça. 

Au lieu de ça, encouragez votre enfant à être une personne authentique et sincère, ne le/la noyez pas avec des injonctions et des idéaux inatteignables. Laissez cette jeune personne être elle-même, tout simplement. C’est la plus belle des preuves d’amour.

7. Complimentez et félicitez votre enfant autant que possible.

Les compliments et les encouragements sont nécessaires, indispensables à son apprentissage et à sa construction. Ils lui permettent de bâtir sainement son estime de soi, et c’est une donnée très importante qui va déterminer son bonheur plus tard dans sa vie. S’estimer, c’est avancer. S’estimer, c’est construire sa vie et se lancer dans des projets sans toutes les insécurités qui peuvent en découler. S’estimer, c’est être heureux.se.

Alors dès que vous en avez l’occasion, dites-lui que c’est une personne formidable et intelligente. Iel s’en souviendra, vous pouvez en être sûr.e. À cet âge, les enfants sont des éponges, iels entendent et comprennent presque tout ce que vous dites. Profitez-en. 

8. Valorisez son originalité, mais ne pointez pas du doigt sa différence : être unique doit être perçu comme un avantage.

On le sait, à cet âge, on aime se fondre dans la masse afin de ne pas être pointé.e du doigt. Ce n’est rien de négatif, le mimétisme est un passage obligé dans la construction de soi, c’est parfaitement normal. Mais n’hésitez pas à lui faire savoir que l’authenticité n’est pas un défaut, et que c’est au contraire un énorme plus avec lequel on part dans la vie. Entouré.e de ses camarades, votre enfant se rendra vite compte qu’il y a un fossé entre lui/elle et les autres de toute façon. C’est pour cette raison que vous devez absolument lui apporter tout votre soutien parce que ce n’est sûrement pas l’école qui le fera : elle encourage au contraire toute personne à rentrer dans un moule…

Tentez de lui faire comprendre qu’être unique est un pouvoir extraordinaire. Et qu’il existe aussi d’autres personnes comme lui/elle, qu’il suffit juste de les trouver. Encore faut-il qu’iel se confie à vous ! Dans le cas où votre enfant aurait du mal à vous parler, vous pouvez engager la conversation et prendre pour exemple certaines personnes de votre entourage (ou vous-même, si vous êtes introverti.e) ou même des personnages de fiction. Les enfants réagissent bien quand on leur cite des exemples, iels se projettent tout de suite.

9. Parlez aux profs. C’est capital.

Dès que vous le pouvez, allez voir les professeur.e.s pour leur parler du cas de votre enfant et de son introversion. Faites-leur bien savoir que c’est un trait de sa personnalité et que sa réserve n’est pas un signe de renoncement, de manque d’implication ou “d’anormalité”. 

À l’époque, quand j’étais scolarisée en maternelle, les instituteur.ice.s me faisaient bien savoir que je n’étais pas quelqu’un de normal. Je passais beaucoup de temps dans le bureau de la puéricultrice pour faire des tests supplémentaires (sans l’autorisation de ma mère). Dans son bureau, on m’observait comme une bête sauvage. Ça marque à vie. Je savais que quelque chose clochait. Je ressens encore ce sentiment de honte mêlé à cette odeur caractéristique des couloirs et des classes, un mélange de savon et de produits ménagers. Je n’avais que 4 ou 5 ans, mais ça reste dans ma mémoire.

Bref, si vous avez le sentiment que votre enfant est victime de harcèlement de la part d’un.e instit et que vous avez eu vent de ce genre “d’intervention sauvage” à coups de rendez-vous chez le/la psy de l’école et de tests inattendus, ne vous laissez pas faire. Je ne sais pas si ça se passe encore comme ça en 2020 dans les écoles, mais si c’est le cas, haussez le ton, ne les laissez pas faire du mal à votre enfant avec leurs doutes et leurs questionnements inutiles.

Tout ça à part, si l’Éducation Nationale réservait plutôt son énergie pour traiter les questions liées au harcèlement au lieu de l’utiliser pour harceler elle-même les enfants plus réservé.e.s, la problématique serait vite réglée. Désolée si j’ai pu heurter des personnes qui travaillent au sein de l’institution, mais après toutes ces années de calvaire, ça devait sortir. Je ne vous vise pas personnellement.

10. Interpellez l’équipe pédagogique à l’école en cas de discriminations. C’est votre droit de ne pas être satisfait.e du traitement de votre enfant.

Comme je le disais juste au-dessus, dans le cas où votre enfant serait victime de ce type de discriminations, n’hésitez pas à le signaler à l’équipe pédagogique. Expliquez aux enseignant.e.s que leur comportement est très problématique et TOXIQUE. 

Personne n’est en mesure de juger si oui ou non votre enfant est “normal.e” ou si des examens psychologiques ou psychiatriques sont recommandés sous prétexte qu’iel est discret.e et ne se fait pas des ami.e.s plus vite que l’éclair. 

Votre enfant n’a pas à s’excuser d’exister parce qu’un jour, quelqu’un a dit que la normalité, c’était l’extraversion. Votre enfant est respectueux.se, votre enfant est gentil.le avec ses autres camarades, votre enfant écoute l’instit. C’est sa façon de s’affirmer. Que demander de plus ? 

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11. Intéressez-vous de près à sa vie scolaire et posez des questions sans paraître intrusif.ve.

Les enfants introverti.e.s ont souvent tendance à garder les choses pour eux/elles soit parce qu’iels ont honte, soit parce qu’iels estiment que ce n’est pas important de le dire. C’est leur truc : tout intérioriser. 

Parfois, il faut un peu leur sortir les vers du nez. C’est quelque chose de primordial : votre enfant peut vous cacher des cas de harcèlement, par exemple. Intéressez-vous donc de près à son expérience scolaire et posez-lui des questions l’air de rien afin de déceler dans le ton de sa voix et dans son comportement un sentiment, une émotion particulière. 

Attention tout de même. Ne soyez pas dans une démarche intrusive, mais essayez de le/la pousser à la confidence : parlez-lui de vous, attendez, écoutez-le/la parler… Ça devrait aller tout seul.

12. Discutez, établissez un dialogue nécessaire.

Ça rejoint le point précédent, mais n’hésitez pas à parler, toujours. C’est vraiment important. Racontez-lui votre journée, parlez-lui de ses passions, faites-lui découvrir des choses qui vous plaisent, sensibilisez-le/la à des causes importantes, racontez-lui des histoires, faites-lui vivre des expériences nouvelles… C’est indispensable pour son développement. 

Je crois qu’il est important à mon sens de faire comprendre à votre enfant qu’iel est libre d’exprimer ses émotions également si ça lui pèse, que c’est un moyen de se libérer parfois d’un poids. C’est là que vous intervenez : exprimez les vôtres. Il n’y a aucune honte à être triste, à être en colère, à exprimer fort son bonheur. On vit dans une société où on nous prie de ne pas trop nous étaler : pour moi, c’est une erreur. Il faut le dire, quand quelque chose nous procure un sentiment particulier. Ça nous aide à avancer.

13. Agissez comme s’il s’agissait d’un.e adulte, ne l’infantilisez pas trop.

On peut croire qu’il faut s’exprimer avec des enfants avec des mots simples et une intonation particulière, omettre certaines choses dans le but de les préserver. Pourtant infantiliser sans cesse votre enfant peut lui donner l’impression que vous ne le/la prenez pas au sérieux. 

J’ai cette image en tête qui me vient : celle où je donne un dessin à une tante ou un oncle et qu’on me repousse le papier tout en me disant “oui oui super c’est bien retourne dans ta chambre”. Je pense que cette situation est déjà arrivée à tout le monde. 

Sachez qu’un enfant SAIT lire entre les lignes et il COMPREND si vous portez de l’intérêt ou non pour ce qu’iel vous dit ou ce qu’iel a fait. 

Essayez autant que possible d’accorder de la considération à votre enfant, sinon iel pensera toute sa vie que ses actions n’intéresseront personne. Surtout s’iel est introverti.e.

14. Ne jugez et ne minimisez jamais ses propos.

Votre enfant décide de se confier à vous sur un fait qui s’est produit à l’école ou ailleurs ? Prenez ça au sérieux. S’iel s’est senti.e blessé.e par une situation, n’essayez pas de minimiser ses émotions, de lui dire qu’iel en fait trop. Si votre enfant est triste, vous devez prendre son état en considération. 

Les humain.e.s sont tous.te.s sensibles différemment. Il se trouve qu’un.e enfant introverti.e sera sans doute un peu plus sensible que les autres. Au lieu d’ignorer ses émotions, au contraire, dites-lui que vous comprenez, que vous êtes désolé.e pour ce qui s’est passé, qu’à l’avenir, iel n’a qu’à instantanément venir vous voir pour régler le problème et que les critiques reçues sont inacceptables, mais qu’iel ne doit pas se laisser atteindre par celles-ci. 

C’est une donnée importante : à l’école, on minimisait à chaque fois mes propos. Ainsi j’ai toujours cru que si quelque chose me rendait triste ou me vexait, au fond, ce n’était pas si grave parce que j’en faisais des caisses, c’était de ma faute. C’est faux. Il m’a fallu des années pour le comprendre. Ce n’est pas votre enfant le problème.

15. Laissez-lui assez de liberté. N’établissez pas trop d’interdictions abusives. Votre enfant est mature pour son âge, vous pouvez lui faire confiance.

Oui, votre enfant est mature : arrêtez de toujours vouloir l’entourer d’interdits. De toute façon, votre enfant n’est pas en sucre, le/la protéger du reste du monde, de la télé, de l’ordinateur et des jeux vidéo ne feront que renforcer l’idée que tout est interdit, que tout est foncièrement mauvais. Un film peut le/la marquer à vie et l’inspirer pour créer quelque chose de beau et d’original, un ordinateur peut le/la pousser à apprendre de nouvelles choses, un jeu vidéo peut également booster sa créativité et l’aider à travailler son sens logique, élargir sa curiosité, l’aider à travailler en équipe… Souvenez-vous que tous ces éléments que je viens de vous citer sont des outils : on peut mal s’en servir comme s’en servir à bon escient.

L’enfance doit être aussi une période de découvertes et d’éclate. Si un samedi soir, votre enfant est exceptionnellement debout jusqu’à 22h, ne paniquez pas non plus, ce n’est pas la fin du monde… 

16. Soyez toujours dans une démarche positive lorsque la conversation tourne autour de votre enfant entre adultes : s’iel est dans le coin, iel entendra et RETIENDRA tout.

Les adultes oublient parfois que lorsqu’iels parlent entre elles/eux, les enfants ne sont jamais bien loin et qu’iels ENTENDENT TOUT. Ma théorie, c’est que les adultes doivent penser que les enfants sont trop jeunes pour saisir un traître mot de leur conversation. 

Sachez que vous avez faux sur tout la ligne, chèr.e.s adultes. Non seulement vos enfants comprennent tout ce que vous dites, mais en plus, iel intègrent et codent dans un coin de leur esprit vos mots, parfois durs. 

Alors soyez toujours positif.ve quand votre enfant est dans les parages. Vous n’aimeriez pas que l’on dise du mal de vous alors que vous êtes à côté. Faites-en de même pour la petite personne qui n’est pas loin.

17. Ne lui donnez pas de point de comparaison.

Ne le/la comparez jamais à personne. Jamais. Vous risqueriez de lui laisser des séquelles à vie. Son frère/ sa soeur est extraverti.e ? Tant mieux. Mais ce n’est pas une raison pour comparer les deux personnalités de vos enfants. L’enfant de la voisine organise une grosse fête d’anniversaire ? Ce n’est pas une raison pour dire à votre enfant de socialiser davantage. Votre enfant a du mal à se faire des ami.e.s ? Ce n’est pas une raison pour lui dire que son camarade, lui, est très bon dans ce domaine. 

Au contraire, mettez en avant ses qualités exceptionnelles et sensibilisez-le/la au concept d’authenticité. Oui, iel a moins d’ami.e.s, mais iel a de la créativité à revendre. Oui, iel est solitaire, mais c’est pour mieux découvrir la beauté qui nous entoure. Rien de plus gratifiant que d’être unique au monde, et ce point, nous ne le mettons pas assez en avant.

18. Célébrez l’introversion ensemble.

Si votre enfant est introverti.e, profitez-en pour lui dire directement ce que cela représente. Évoquez-la, expliquez-la et… célébrez-la ! Tout simplement. 

Oui, tu es solitaire, mais c’est une vraie qualité. Oui, tu es réservé.e, mais c’est pour mieux réfléchir à ce que tu vas dire. Oui, tu as besoin de moments seul.e, mais c’est parce que tu as besoin de nourrir ta curiosité, c’est normal, tu es créatif.ve. 

Ainsi, non seulement vous célébrez l’introversion mais en plus, vous célébrez votre enfant. Et si en plus vous êtes vous-même introverti.e, c’est l’occasion de parler de vous et de votre expérience. C’est bien quand on est deux dans le même bateau, c’est même très rassurant. 

19. Proposez-lui de faire quelque chose qui a du sens (et qui peut le rendre très fier.e) comme du bénévolat, par exemple. S’iel en a envie, évidemment.

Quand on est introverti.e, on réfléchit beaucoup. On pèse le pour et le contre, on songe aux choses qui pourraient avoir du sens dans notre vie. 

Si l’occasion se présente, n’hésitez pas à impliquer votre enfant dans des activités qui suggèrent l’entraide. Iel se sentira important.e et pourra prendre la cause très au sérieux. Il y a de quoi être fièr.e de soi ! 

C’est aussi quelque chose qui peut beaucoup vous rapprocher. Evidemment, il faut que votre enfant soit d’accord, ne forcez rien.

20. Apprenez-lui à respecter les autres et les différences. Expliquez-lui.

Enfin, je ne le dirai jamais assez : inculquez à vos enfants la tolérance et le respect des autres. Dans une société où la discrimination est toujours très présente, y compris dans les écoles (surtout dans les petites écoles de campagne, au secours !) il n’est jamais assez nécessaire de rappeler à ses enfants que non, on ne vit pas dans un monde tout rose et que si jamais iel est témoin de discriminations, il ne faut ne pas hésiter à soutenir la personne qui en est victime et demander de l’aide autour d’elle. 

Quelles phrases auriez-vous aimé entendre lorsque vous étiez petit.e ?