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Journée Mondiale de l’Art : 15 tableaux connus qui célèbrent magnifiquement la solitude et l’introversion

Il y a 7 mois

Ce mardi 15 avril, nous célébrons la Journée Mondiale de l’Art dans un contexte un peu délicat. Pourquoi ce jour-là précisément ? Parce qu’il s’agit de l’anniversaire du génie Léonard de Vinci. Je profite de cette occasion pour faire un tour d’horizon de ces tableaux qui glorifient la solitude. 

L’art prend une place très importante dans ma vie. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voué une profonde attirance pour les arts visuels, bien qu’il ne s’agisse pas de mon domaine de prédilection. 

Mais voilà, j’aime tenter de décrypter leurs messages et essayer d’en trouver un sens à partir de ma propre connaissance et mon expérience humaine.

Je profite donc de cette journée pour vous parler de ces 15 oeuvres en peinture qui célèbrent à mon goût la solitude dans sa dimension la plus vraie et dans toutes ses nuances.

Aujourd’hui, avec le contexte que nous vivons, il est impossible de se déplacer dans un musée, mais si vous avez envie d’oublier l’instant présent grâce à l’art et ses surprises, sachez que les équipes françaises de Google Arts & Culture vous permettent de faire le plein d’inspiration, même en restant confiné.e, en mettant à votre disposition de nouveaux contenus numérisés. Pour les découvrir, je vous invite à suivre ce lien.

Ici, je me suis attardée sur la peinture, mais j’aurais très bien pu également vous parler de photographie, de mode ou bien de cinéma. On réserve ça pour une autre fois, c’est promis. Au fait, dans le lot, il y a mes peintures préférées, saurez-vous les retrouver

J’anticipe sur un truc. Pour les spécialistes qui me suivraient : NON, je n’ai sans doute pas votre connaissance dans ce domaine, je SAIS. Et OUI, je peux avoir des interprétations qui ne vous emballeront pas vraiment. C’est justement le principe de l’art. La libre interprétation. 

1. Automat, Edward Hopper (1927)

Automat fait sans doute partie des peintures les plus connues de Hopper : elle représente une femme seule dans un automat, sorte de fast-food américain où les client.e.s achètent leur menu directement via des machines. Le lieu semble vraisemblablement gelé, la jeune femme se trouve face à une chaise vide, en train de fixer une tasse de café. Elle semble fatiguée, vidée : en a-t-elle eu assez de sa journée de travail ? A-t-elle eu besoin de se réfugier dans un automat pour éviter une énième interaction sociale et recharger ses batteries ? On ne peut que faire des interprétations, mais ce qui ressort le mieux ici, c’est cette ambiance mélancolique et froide qui fait son charme et qui illustre si bien la solitude.

Hopper l’illustre à la perfection, c’est sa marque de fabrique : faire craqueler le vernis du rêve américain. On sort du travail, on est rincé.e, on ne sait pas trop où l’on va, on le sentiment que ce que l’on fait n’a pas tellement de sens et que l’on passe à côté de sa vie. C’est exactement ce que j’ai ressenti quand je travaillais à l’extérieur. J’avais l’impression d’être vide, et plus que ça, que tous mes sens étaient engourdis, je n’avais envie de rien, et encore moins de faire quelque chose qui puisse me faire sortir de ma torpeur, des choses qui me faisaient auparavant plaisir (écrire, faire de la musique, partir à l’aventure…).

Petit update, tout de même : cet article, je l’ai écrit il y a quelques mois, maintenant. Dans ce contexte de confinement, vous êtes nombreux.ses à avoir ressorti les tableaux de Hopper, qui effectivement illustrent très bien le contexte particulier que nous vivons. J’aurais donc pu choisir un autre tableau, Morning Sun est le premier qui me vient à l’esprit, où l’on retrouve cette femme seule regardant par la fenêtre, vide et désolée. « Confinement, jour 30. Je ne suis plus sûre de rien à présent, quand sortirai-je enfin d’ici pour de bon ? »

2. Les Nymphéas, Claude Monet (1914-1926)

Les personnes qui connaissent un peu l’oeuvre impressionniste de Monet savent à quel point le peintre était perfectionniste. Ces Nymphéas, il les a retouchées tout le reste de sa vie avant qu’elles n’habitent les murs ovales du Musée de l’Orangerie. Les Nymphéas ne sont pas qu’un cycle de peinture qui marquent l’aboutissement de l’oeuvre de Monet, c’est aussi l’affaire d’une obsession, d’une passion pour la nature : le peintre aurait peint plus de 300 fois les Nymphéas au gré des saisons et des époques vécues dans son domaine fleuri, à Giverny. 

Les Nymphéas ne sont à mon sens pas que de simples peintures : leur taille renforcent cette sensation, sans doute, mais c’est pour moi une plongée méditative dans un monde d’une beauté infinie. Leur contemplation est pour moi une expérience à vivre pleinement seul.e. Elle célèbre la solitude, le calme, la sérénité et le silence. J’aimerais moi aussi avoir souvent cette possibilité de me recueillir seule dans la nature, loin de tout. Quelle chance de pouvoir vivre avec cette option-là au quotidien.

3. Le Rêve, Henri Rousseau (1910)

Je continue mon exploration des tableaux sur la solitude avec celui-ci, peint par le Douanier Rousseau, figure de proue de “l’art naïf”, une forme d’art dont la caractéristique principale est – entre autres – le non-respect des dimensions. Et si j’aime cette peinture, c’est parce qu’à sa façon, elle représente notre contact, bien personnel, avec la nature à travers le rêve. Qu’importe s’il s’agit d’un monde factice, c’est le nôtre, dans sa singularité. C’est ainsi que je l’interprète. 

Je sais ce que vous allez me dire : je fais une grosse fixation sur la nature dans l’art. Vous avez raison. Mais représentée en tableau, elle définit toujours notre rapport à la contemplation et à l’inspiration. Oui, j’ai peut-être très envie de sortir, finalement.

4. Contemplation, Felix Armand Heullant (1905 ?)

Cette peinture traduit à la perfection cette phase bien spécifique dans l’acte de la lecture où nous devons nous arrêter pour réfléchir aux dernières phrases lues, tant elles ont une résonance pour nous ou tant elles peuvent se révéler être des énigmes. Cette expérience se vit le plus souvent seul.e, vous l’aurez compris. C’est ce que je ressens en regardant le tableau Contemplation de Felix Armand Heullant.

Il peut aussi traduire l’ennui que l’on ressent quand on se retrouve en société (rapport à l’homme à la droite du personnage féminin) et l’échappatoire qui s’offre à nous (le livre). Ou tout simplement une saturation générale, parce que c’est le 27e livre qu’on commence depuis le début du confinement et ça commence à faire beaucoup.  

5. Le Parc des Sources, David Hockney (1970)

Le Parc des Sources, c’est pour moi l’éloge de la contemplation. À travers de grandes perspectives et une folie des grandeurs assumée, Hockney, que l’on connaît surtout pour la représentation de ses fameuses piscines, nous propose de prendre cette troisième chaise vide pour y admirer le parc des sources de Vichy dans le calme et le ravissement. Une invitation au voyage ? Sans doute. Je l’accepte.

Alerte, spoiler : vous ne pouvez actuellement pas y aller, c’est un fait. Mais au moins, vous pouvez rêver de cette solitude depuis votre canapé.

6. Reading by the Brook, Winslow Homer (1879)

Le peintre Winslow Homer est connu pour ses marines, mais aussi pour sa représentation de personnes en train de lire et de se reposer seules au beau milieu de la nature. Ici, j’ai l’impression de me voir un peu plus jeune en train de passer toutes mes vacances scolaires d’été à lire au lieu de sortir avec mes ami.e.s. C’était vraiment la meilleure sensation au monde, parce que je me sentais libre et moi-même malgré l’omniprésence de ce sentiment de culpabilité. On m’avait fait comprendre que ce n’était pas comme ça qu’une jeune personne devait vivre son adolescence, que je devais profiter, vous voyez. Croyez-le ou non, ce sont mes meilleurs souvenirs de cette période.

Pour être tout à fait honnête, je suis tombée sur ce tableau par pur hasard pendant mes nombreuses investigations. J’ai tout de suite aimé les différentes nuances de vert qui nous rappellent à la nature et cette personne qui lit son livre et qui aurait très bien pu être moi, ou vous, par un temps ensoleillé. Parce que c’est mon idée propre de l’oisiveté, c’est peut-être un peu cliché, mais ça fonctionne.

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7. La Mélancolie, Constance Marie Charpentier (1805-1810)

L’histoire de Constance-Marie Charpentier, c’est celle d’un succès tardif. Vous l’aurez deviné, sa condition de femme a longtemps été un frein à ses créations : on tente de la dissuader de réaliser de grandes pièces historiques et ses chances d’entrer à l’Académie des beaux-arts sont soldées par un échec, malgré le soutien de son mentor, David. D’ailleurs, on raconte que certaines oeuvres, pourtant réalisées par Charpentier, auraient été à tort attribuées au peintre ! L’artiste a pourtant continué à peindre toute sa vie, recevant plusieurs commandes de portraits pendant la Révolution. 

Son oeuvre majeure, c’est celle-ci, intitulée La Mélancolie. Une femme habillée à l’antique regarde dans le vague, assise au coeur d’un paysage lointain et mystérieux. Est-ce un autoportrait ? Des spécialistes pensent en effet qu’il pourrait être question d’un témoignage de la hiérarchie des genres due à l’effondrement du système académique en 1793. Une situation qui concernait directement l’artiste.

8. Le fils de l’homme, René Magritte (1964)

Là, on aborde un sujet pointilleux. Pourquoi ? Parce que cette peinture fait partie de notre culture collective. Honnêtement, qui ne l’a jamais vue au moins une fois dans sa vie ? Cette peinture, réalisée par l’une des figures de proue du surréalisme, a connu et connaît encore le même sort (heureux ?) que toutes les autres peintures très plébiscitées : tout le monde en a sa propre interprétation. 

Un homme en costume et en chapeau melon – lieu commun dans l’oeuvre de Magritte – regarde en face de lui, mais une pomme verte cache son visage. Bienvenue dans le monde merveilleux du surréalisme. Mais concrètement, ça signifie quoi, tout ça ? Magritte en parle mieux que moi dans la revue d’André Breton et de Louis Aragon La Révolution surréaliste

Chaque chose que nous voyons en cache une autre, nous désirons toujours voir ce qui est caché par ce que nous voyons. Il y a un intérêt pour ce qui est caché et que le visible ne nous montre pas. Cet intérêt peut prendre la forme d’un sentiment assez intense, une sorte de combat dirais-je, entre le visible caché et le visible apparent.” 

C’est donc ça, l’important à retenir, et de cette manière, je considère que cet éloge du mystère en chacun de nous fait partie de ce jardin secret solitaire qu’il nous faut cultiver à tout prix.

9. Marine, Thomas Alexander Harrison (1892-1893)

Vous avez déjà assisté à un coucher de soleil sur une plage ? Si Thomas Alexander Harrison était encore là pour vous en parler, il aurait sans doute des milliards de choses à vous dire et à écrire à ce sujet. Le peintre américain, qui a passé le plus clair de sa vie en France en a vu passer, des plages. Ce dessinateur qui a fait de la cartographie lors d’une expédition le long de la côte du Pacifique s’est vite pris de passion (et d’obsession) pour les paysages de bords de mer. À un tel point que la mer est omniprésente dans ses oeuvres. Le peintre finit même par louer tous les ans une maison en ruines dans un village Breton pour pouvoir méditer sur les couchers de soleil et peindre des marines en s’accompagnant quelquefois d’un certain Marcel Proust. 

Seules les personnes qui ont déjà vu un vrai coucher de soleil peuvent comprendre. C’est toujours un moment très privilégié que nous offre la nature, on a l’impression à chaque fois de basculer hors du temps. Même si on est plusieurs à le vivre, c’est aussi une expérience très personnelle.

10. La Solitude, Jean-Baptiste-Camille Corot (1866)

Encore une fois, avec ce tableau, on peut parler d’éloge de la contemplation, mais pas seulement : ce tableau illustre un paysage fermé, et je pense que c’est intentionnel. C’est une façon assez simple de dépeindre ce voyage intérieur qui nous ramène à des instants de solitude heureux qui sont vitaux pour survivre. J’aime à penser qu’ici, c’est notre intérieur à tous.te.s qui est représenté, notre jardin secret et notre manière d’échapper au quotidien. 

11. Chambre de Van Gogh à Arles, Vincent Van Gogh (1888)

L’importance manifeste d’avoir une Chambre à Soi – comme le disait Virginia Woolf quelques décennies plus tard –  ne laissait pas Van Gogh de marbre : l’artiste peint trois fois la chambre où il installe son atelier dans la maison jaune située à Arles, en France pour travailler. J’aime beaucoup ce tableau parce que la petite configuration de la pièce et les couleurs chaudes confèrent une dimension confortable et propice à la méditation. C’est une sorte de cocon de l’inspiration où l’artiste peut s’exfiltrer du reste du monde. C’est comme ça que j’entrevois l’acte de créer : on passe forcément par une phase de solitude, même si on est ensuite amené.e.s à mutualiser tout ce que l’on envisage pour donner vie à un projet. Comme j’écris beaucoup aussi, je ne peux pas me voir travailler et évoluer dans un univers bruyant, loin de chez moi. J’ai besoin d’être moi-même pour créer et c’est comme ça que j’interprète et visualise ce tableau-là.

12. Le Voyageur contemplant une mer de nuages, Caspar David Friedrich (1818)

Le Romantisme est un mouvement qui a marqué l’histoire de l’art en Europe au cours du 19e siècle. Aucun domaine artistique n’est épargné, et encore moins la peinture. Le Romantisme, c’est à mon sens l’un des courants culturels qui définit le mieux la solitude. À travers celui-ci, les artistes expriment leurs états d’âme au détriment de la raison par le biais de la rêverie, du fantastique, de la mélancolie ou encore du sublime. 

Cette peinture de Caspar David Friedrich – que vous connaissez déjà certainement – est la définition même du Romantisme en peinture, ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’elle illustre et accompagne presque à chaque fois une autre oeuvre romantique. 

Le Voyageur contemplant une mer de nuages est devenue une référence : un voyageur est pleine phase de contemplation d’un paysage brumeux. Seul au monde, celui-ci peut enfin s’adonner à la réflexion sur lui-même et sur l’existence, mais aussi sur l’inconnu. Une belle plongée dans les profondeurs des rêveries solitaires. C’est aussi la définition illustrée du sublime, ce terme que l’on utilise pour définir ce sentiment bien humain d’admiration dans la contemplation devant l’immensité du monde mêlée à de l’incompréhension. 

13. Mélancolie, Edvard Munch (1892)

À l’origine, cette série de tableaux a été réalisée par l’artiste pour illustrer l’histoire d’amour malheureuse de son ami Jappe Nilssen avec une femme mariée. Sur la peinture, le personnage au premier plan regarde le paysage avec mélancolie tandis qu’au loin, on peut apercevoir un couple en pleine promenade. Et si le sujet ici est l’amour, il peut revêtir d’autres symboliques, bref, vous connaissez la chanson. 

Peut-il être question de notre relation avec les autres et le gouffre que l’on ressent parfois lorsque nous tentons de créer du lien ? J’aime voir ça comme ça, parce que dans ce cas, ça me parle beaucoup.

14. La Joconde, Léonard de Vinci (1503-1506 ou 1513-1516)

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le 21 août 1911 Le vol de la Joconde Vincenzo Peruggia, vitrier italien âgé de 30 ans, s’introduit un lundi (jour de fermeture du musée),il connaît bien les lieux: il a participé l’année précédente à la pose d’une vitre autour du tableau qui attire déjà les foules. alors que son contrat d'ancien travailleur avec la maison Gobier s'achève, rentre dans le Louvre à sept heures du matin, vêtu de sa blouse de travail. Il attend d'être seul dans le Salon Carré pour y décrocher Mona Lisa de sa boîte-vitrine suspendue au mur et l'emmener dans une cage d'escalier. Il l'emporte sous un escalier pour la débarrasser de son cadre et de sa vitre, puis cache probablement l’œuvre sous ses habits et quitte le musée sans être inquiété.En quelques secondes, il décroche l’oeuvre réalisée entre 1502 et 1506 par le peintre toscan et se cache dans un escalier. Là, il détache de son cadre la fragile peinture réalisée sur panneau de peuplier sans rien abîmer. Il l’enveloppe dans sa blouse de peintre et ressort tranquillement.Ce sont deux artistes qui donnent l’alerte le lendemain. Ils sont venus copier le chef d’oeuvre et s’étonnent de son absence prolongée. On le cherche dans le musée mais on retrouve le cadre vide. Le préfet de police Louis Lépine ordonne la fouille des visiteurs.La presse s’enflamme. Les défaillances dans la surveillance du musée sont dénoncées. Le directeur du Louvre, qui avait pourtant alerté sa hiérarchie sur le manque de moyens du musée, est limogé.Alphonse Bertillon,fondateur du premier laboratoire de police d’identification criminelle, se charge en personne du relevé de la scène du crime. Il repère l’empreinte d’un pouce gauche sur la vitre qui protégeait le tableau. Elle soupçonne un temps le poète Guillaume Apollinaire car il héberge un escroc belge qui a volé en 1907 des statuettes hispano-romaines au Louvre, et aussi Pablo Picasso a récupéré deux de ces objets s'inspirer . En décembre 1913, un antiquaire toscan, Alfredo Geri, lui propose de faire venir le tableau à Florence afin de l’examiner. Peruggia accepte. L’antiquaire, accompagné du directeur du musée des Offices, se rendent à son hôtel, authentifient La Joconde et la récupèrent en douceur.

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Enfin, je termine par le plus évident, sans doute, parce que c’est un peu cliché de parler de la Joconde dans un article sur la peinture. Mais n’est-il pas question de l’anniversaire du grand maître ? Comme je le disais juste avant, on ne cesse jamais de spéculer autour des tableaux connus. Alors lorsqu’il s’agit du tableau le plus visité du monde, c’est une autre paire de manches. 

Qu’est-ce qu’on n’a pas encore dit sur la Joconde ? Elle est tout le monde et personne. Réelle et imaginaire. Aux traits plutôt réalistes mais pourtant à la physionomie si insaisissable. Personnellement, ce qui me marque le plus, c’est ce sentiment de solitude assumé qui semble animer le regard de cette femme qui est représentée, qui qu’elle soit au fond. Peu importe. À jamais seule – que ce soit derrière un paysage énigmatique ou plus concrètement dans cette salle du musée du Louvre – les siècles passent sans qu’elle n’en subisse de dommages. Elle est ici pour moi la définition la plus complète de solitude, finalement.

15. Le vôtre ?

Je suis persuadée que nous, introverti.e.s, avons tous.te.s une conception assez différente de la solitude. Maintenant, c’est à vous de me montrer comment vous la percevez : quel tableau évoque le plus l’introversion et tous ces moments où vous rechargez vos batteries ? Je vous attends en commentaires sur les réseaux sociaux…