Test des 16 personnalités MBTI : Comment trouver son type en 4 questions seulement ?

Il peut-être parfois très compliqué de trouver son type MBTI quand on commence à peine à s’y intéresser. Et si je vous aidais à y voir un peu plus clair ?

Il y a plus d’un an, je vous parlais ici d’un test de personnalité, vous vous souvenez ? En parler avec tant de certitudes à l’époque n’était peut-être pas approprié. A ce moment-là, je venais de découvrir le MBTI et il faut bien admettre un point essentiel : je n’y connaissais pas grand chose, tant la partie immergée de cet outil est vaste.

Le Myers Briggs Type Indicator, c’est ce fameux test des 16 personnalités dont on parle beaucoup en ce moment. Théorisé dans les années 60, il est l’un des tests de personnalité les plus connus du monde.

Son origine vient des Types psychologiques (1921) théorisés par un homme qu’on ne présente plus, j’ai nommé Carl Gustav Jung. Cette théorie se base sur quatre fonctions psychiques : pensée, intuition, sentiment, sensation. Jung ajoute à cela deux attitudes distinctes du sujet : introversion et extraversion, c’est-à-dire notre source d’énergie préférée.

Isabel Briggs Myers et sa mère Katharine Briggs s’inspirent de ces travaux-là pour constituer cet indicateur qui repose sur cette typologie brillamment structurée : 16 personnalités en découlent.

Ce test se constitue à partir de vos préférences, vos inclinaisons « instinctives ». Cela ne signifie pas que vous ne possédez pas des compétences ou un savoir-faire relatifs à d’autres types de personnalités. Disons simplement que votre type MBTI peut mettre quelques mots sur la personne que vous êtes au naturel. Qui êtes-vous quand vous avez la possibilité d’être vous-même ?

Je suis intimement convaincue que le test MBTI est un outil passionnant. Il est utile pour se comprendre, cerner nos relations dans la cadre professionnel, personnel, améliorer sa productivité, etc… J’ai personnellement beaucoup appris sur moi-même en essayant de comprendre mon type de personnalité. Il m’a aussi été d’une grande aide pour accepter celle que je suis et comprendre où je dois travailler pour réaliser mes objectifs et devenir une version évoluée de moi-même. Il m’a aussi permis de comprendre davantage ce qui pouvait potentiellement me rendre heureuse, et ce qui ne pouvait tout simplement pas m’épanouir.

Il faut dire que grandir implique de se nourrir de certains rêves et de les idéaliser. La réalité peut être très différente. Je me suis longtemps enfermée dans des objectifs qui en réalité ne pouvaient pas m’épanouir une fois réalisés parce qu’il ne me correspondaient pas. La découverte de mon MBTI m’a permis de reconsidérer ce que je voulais vraiment dans ma vie.

Tout cela a été si convaincant que j’ai décidé d’en parler en stream, sur Twitch.

Mais ne faut-il pas passer un test pour savoir qui nous sommes ? Je vais pas savoir qui je suis en répondant à 4 questions, quand même, si ?

Effectivement, je suppose que rien ne vaut les résultats du vrai test MBTI, réalisé par des praticien.ne.s certifié.e.s MBTI®. Au cours de ce test, vous répondez à un questionnaire, puis s’ensuit un entretien avec le.la professionnel.le pour mieux apprendre à vous connaître.

Mais pour débuter, il ne me semble pas choquant de vous tourner vers certains tests en ligne pour vous faire une idée du type qui vous correspond (ou pas). Il y a notamment celui de 16personalities – le plus connu – traduit en français. Pour le reste, je vous recommande de vous tourner vers des contenus anglophones qui eux sont bien plus approfondis et de vous tourner vers certaines communautés composées de passionné.e.s de MBTI.

Il s’agit également de mener sa propre petite enquête en interne. Je dois vous avouer que j’ai une passion à peine dissimulée pour l’investigation rétrospectivo-psychologique. Mon type MBTI m’est alors apparu comme une forme d’évidence, même si je reconnais quelques ressemblances frappantes avec d’autres types sur cet édifiant spectre de personnalités. Je vous conseille donc de lire, de vous documenter, de tenter de comprendre par vous-même : vous seul.e saurez vous situer, j’en suis convaincue.

Mes astuces ne sont pas infaillibles : tout le monde peut se tromper dans son propre typage. Mais ce que je voudrais expliquer ici, c’est qu’on peut possiblement se faire une idée de qui nous sommes avec quelques questions simples et un peu d’observation…

Petite mise en garde, tout de même…

En revanche, je le rappelle encore et toujours, le test MBTI n’est qu’un simple indicateur, comme son nom l’indique. On peut s’y intéresser pour améliorer nos relations et y voir plus clair, mais s’y fier à 100% serait très réducteur. Vous avez des humain.e.s en face de vous, pas des types MBTI. Ça paraît évident mais je préfère quand même le signaler. Le MBTI est un outil qui permet de mettre des mots sur vos mécanismes internes, vous rentrez dans une case pour en sortir. Alors je vous recommande de prendre ce test avec une certaine distance. En ce qui concerne l’humanité, tout peut arriver et parmi les choses les plus étonnantes… Gardons ça à l’esprit, donc.

Et ça ressemble à quoi le MBTI, du coup ?

Chaque type MBTI est un enchaînement de quatre lettres. Ces fameuses lettres évaluent vos sources d’énergie préférées, votre degré d’abstraction, ce qui vous motive à prendre une décision et la façon dont vous agissez face à une situation.

Exemple :

J’ai rempli les 4 cases : je suis donc INFP, la personnalité du « médiateur ».

Je vous propose le défi de prendre un papier et un stylo et de remplir à votre tour ces cases par les lettres qui vous correspondent grâce aux points qui suivent…

Question n°1 : « Tu trouves ton équilibre et ton énergie seul.e ou tu la captes plutôt en compagnie des autres ? »

Ici, il est question de sources d’énergie préférées. On peut donc diviser les personnes en deux catégories :

La Team « E », les personnes extraverties : Elles n’ont aucun problème à exprimer leurs sentiments et à rentrer en contact avec les autres. Elles se nourrissent des interactions sociales, le monde extérieur les stimule et les rend heureuses. Elles ne se lassent pas de faire de nouvelles rencontres. Elles aiment les groupes. Elles pensent souvent à voix haute.

La Team « I », les personnes introverties : Elles se nourrissent de leur monde intérieur. Calmes, elles prennent le temps d’analyser le monde avant d’agir. Elles sont plutôt solitaires et ont souvent besoin de prendre du recul. Elles préfèrent les cadres plus intimistes et prendre le temps d’écouter ce que les autres ont à dire. Elles réfléchissent davantage avant de parler.

Question n°2 : « Comment intègres-tu l’information qui vient à toi ? »

Pour cette deuxième question, on va se concentrer sur la capacité d’une personne à faire preuve d’abstraction.

La Team « S », les personnes sensitives : Tournées vers le pratique, elles vont droit au but. L’important pour elles est de prendre les décisions qui s’imposent au moment voulu. Pour la team « S », il est important de rester ancré.e à la réalité. Elles ont besoin de données factuelles et d’arguments concrets pour avoir l’impulsion d’agir. Elles s’interrogent sur comment sont faites les choses. Les personnes sensitives représenteraient environ 70% de l’humanité.

La Team « N », les personnes Intuitives : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ça, c’est quelque chose que pourrait vous dire un membre de la team « N ». Très imaginatives, les personnes « N » ont une perception des choses qui se situe au-delà des faits concrets. Avec plus d’une théorie dans leur sac, elles n’aiment pas la routine et sont ouvertes au monde des idées. Elles arrivent à entrevoir les différentes possibilités qui s’offrent à elles. Elles s’interrogent sur le pourquoi de chaque chose.

Question n°3: « Quand il s’agit de prendre une décision importante… Tu écoutes ton cœur ou la raison ? »

Cette troisième question s’intéresse au mode de pensée de la personne : il peut être émotionnel (F, comme feeling) ou bien plutôt rationnel (T, comme thinking).

La Team « T », dominée par la Pensée (Thinking) : Ces personnalités sont surtout influencées par la logique des choses et ce qui leur semble le plus juste lorsqu’il faut se décider. Elles observent une situation attentivement et s’appuient sur des principes qui répondent à une certaine cohérence. Elles savent prendre de la distance par rapport à leurs émotions, qui pour elles ne sont pas une priorité au moment de faire un choix déterminant.

La Team « F », dominée par le Sentiment (Feeling) : Les « F » agissent avec leur coeur et leurs impulsions émotionnelles avant tout. Leurs valeurs personnelles prendront forcément le dessus, parfois au détriment de la raison. Amicales, elles sont animées par l’estime que les autres peuvent leur porter et ressentent davantage d’empathie. Elles défendront plus passionnément les causes qui leurs sont chères.

Question n°4: « Quelle est ta façon d’agir face à une situation ? »

Enfin, il convient de s’intéresser au mode d’action entrepris naturellement par une personne : elle se laisse porter par la vie ou elle essaye d’anticiper au maximum ce qui peut arriver ?

La Team « J », les personnes qui ont la faculté jugement : Les « J » n’aiment pas trop les imprévus. La plupart du temps, elle réfléchissent mûrement avant de prendre une décision et ont une vision à long terme de leur futur. Déterminées, elles ont toujours un plan d’attaque en tête pour réaliser leurs objectifs. Structurées, studieuses, elles possèdent une rigueur naturelle. Les responsabilités passent avant tout.

La Team « P », les personnes qui ont la faculté de perception : Les « P » sont des personnes qui ne se pressent pas par les obligations. Plus tranquilles et flexibles, elles vivent souvent dans leur petit ‘bazar organisé’. Elles peuvent repousser certaines activités au lendemain et sont capables de prendre des décisions sur un coup de tête. Elles aiment enchaîner les expériences et s’ouvrent plus facilement à la nouveauté.

Alors, qui êtes-vous ?

Cette introduction au MBTI précède le vif du sujet, ce qui sera le plus intéressant et le plus parlant dans l’étude de cet indicateur : les fonctions cognitives, initialement théorisées par Jung.